Les raisons du boycott

lundi 20 mars 2017
par  Nathalie Faivre

Les élus FSU, FO et SGEN-CFDT ont boycotté le CTA prévu le 10 mars. Ils ont rédigé une déclaration préalable commune qui explique les raisons de ce ras-le-bol commun.

Les organisations syndicales FNEC-FP-FO, SGEN-CFDT et SNES-FSU ont boycotté la séance du CTA prévue le 10 mars parce qu’elles considèrent qu’en l’état actuel des choses, cette instance ne donne pas lieu à une réelle consultation des représentants des personnels.

D’un simple point de vue pratique, le CTA a été placé en matinée alors que les organisations syndicales avaient exprimé le besoin d’un temps de préparation le matin et d’une instance l’après-midi ; il a été placé la semaine de la rentrée, laissant à peine 4 jours pour consulter les collègues ; les documents de travail sont, pour certains, arrivés trois jours seulement avant la séance. C’est une façon d’empêcher le travail syndical.

Sur la teneur des documents communiqués, la liste des postes SPEA comporte la mention « ne tient pas compte du GT du 14 février ». Cette liste ne comportait que deux ou trois points qui auraient nécessité un réexamen de la part de vos services. Si cela n’a pas été fait, c’est qu’il n’y a pas de volonté de tenir compte des débats qui ont lieu en groupes de travail.

Cela pose, de façon fondamentale, la question du rôle des organisations syndicales dans les instances et de votre conception de ce qui est aujourd’hui communément appelé « dialogue social ». Nous constatons que bien des projets sont déjà connus de tous, sauf des organisations syndicales, avant la transmission des documents aux membres du CTA. Nous constatons également qu’aucun document n’est jamais modifié en séance. Et de toute façon, les documents les plus conflictuels sont réservés à la rubrique « pour information » et non « pour consultation ». C’est notamment le cas pour les créations/suppressions de postes, et pour la réforme du fonctionnement des EREA. Il se trouve que les personnels des deux EREA de l’académie se sont prononcés contre ce projet. Au vu de la population scolaire très particulière qu’ils ont à gérer, ne pas tenir compte de leur avis serait une erreur. Mais ce sont les élèves et les personnels qui la payeront.

La stratégie qui consiste à faire semblant de consulter les personnels pour in fine imposer des mesures rejetés par la majorité des agents ne peut mener qu’à une exaspération, voire une désespérance dont la traduction politique devrait vous préoccuper.