Resectorisation des collèges Diderot et Voltaire, Besançon

jeudi 21 décembre 2017
par  Philippe Piguet

Besançon, jeudi 21 décembre

Madame la Présidente du Conseil départemental du Doubs,
Monsieur le Préfet du Doubs,
Monsieur le Recteur de l’académie de Besançon,
Monsieur le DASEN du Doubs,

Lors d’une réunion « Sectorisation » qui s’est tenue le 18 décembre 2017 à la DSDEN de Besançon, monsieur le DASEN a fait, au nom de la mixité sociale sur le quartier de Planoise, une proposition d’aménagement des modalités d’affectation dans les collèges Diderot et Voltaire. Le projet de fusion des secteurs de recrutement de ces collèges ayant été présenté lors du CDEN du mercredi 13 décembre.

La mise en œuvre concrète de cette fusion a été envisagée de deux façons : soit mixer les élèves sur les 2 collèges, solution jugée trop lente par monsieur le DASEN, soit installer tous les élèves de 6e/5e au collège Voltaire et les élèves de 4e/3e au collège Diderot, solution qui retient toute son attention. Monsieur le DASEN a mis en avant un calendrier très contraignant, qui lui serait imposé par le conseil départemental, afin de justifier la rapidité de la prise de décision. Il s’est en outre appuyé sur le fait que le CDEN qui s’est tenu le mercredi 13 décembre avait voté à l’unanimité sur le principe d’une mixité sociale accrue pour justifier sa démarche.

La FSU tient à faire part de sa consternation, tant sur la forme que sur le fond. Sur la forme, il est inacceptable de s’appuyer sur un vote portant sur une idée de principe pour essayer de faire valider une application concrète qui n’a reçu l’aval de personne ; il est également inacceptable de choisir un calendrier contraint, ponctué par des vacances scolaires, pour éviter tout débat et imposer aux personnels des décisions prises d’avance.

De fait, la solution proposée ne réglera aucun problème de fond, mais en créera d’autres : le quartier de Planoise est confronté à une hausse des effectifs élèves ainsi qu’à un manque de mixité sociale sur le collège Diderot. Se contenter de rebattre les cartes entre les deux collèges du quartier permettra de donner à court terme un peu d’oxygène au collège Diderot, au prix de la perte de son label REP+ (et donc des moyens afférents) et d’une nette dégradation de la situation du collège Voltaire, dont l’impact passerait en pertes et profits. Par ailleurs, une telle organisation pose de nombreuses questions sur l’organisation et le suivi de la scolarité des élèves ainsi que sur les conditions d’exercice du métier pour les personnels concernés.

Il est nécessaire de prendre le temps d’une véritable réflexion, avec les personnels et les autres membres de la communauté éducative et non pas sans eux. L’évolution de la démographie sur le quartier de Planoise serait l’occasion de faire preuve de courage politique en remettant à plat la carte scolaire de l’intégralité de la ville de Besançon et environs, seule solution réellement efficace. En conséquence, la FSU demande un desserrement du calendrier imposé et une consultation des personnels et des autres parties concernées sur les mesures transitoires nécessaires pour la rentrée 2018 avec, à terme une redéfinition de la sectorisation sur toute la ville de Besançon et ses environs.

Avec l’expression de notre attachement à un service public d’Éducation respectueux de ses personnels et du dialogue social.

Nathalie Faivre (SNES-FSU)
Karine Laurent (SNUipp-FSU)
Romain Champion (SNUipp-FSU)
Philippe Piguet (SNES-FSU)