Rentrée 2018 : déclaration préalable FSU au CDEN de Haute-Saône du 5 février 2018

jeudi 8 février 2018
par  David Caillet

Rentrée scolaire septembre 2018 en Haute-Saône

Dans les collèges de Haute-Saône cette année, le constat est simple. Le nombre d’élèves dans nos classes va encore augmenter dans nos collèges (+ 316 élèves de prévision 2017 à prévision 2018, + 198 élèves de rentrée 2017 à prévision 2018) mais notre département perd des moyens (- 216, 55 heures). Conséquence immédiate, plusieurs collèges voient des classes disparaître et les effectifs par classe s’alourdissent encore un peu plus partout. La FSU dénonce une fois de plus la dégradation des conditions d’accueil des élèves.
Dans les lycées, la réforme du BAC et de l’orientation risque de créer des inégalités et un lycée modulaire à plusieurs vitesses où seuls les initiés tireront leur épingle du jeu.
Dès demain, les collègues du secondaire sont appelés à la grève pour combattre les DGH en baisse et la réforme annoncée du BAC.

Dans les écoles maternelles et élémentaires
Réussite de tous les élèves : effort dérisoire du gouvernement !
Moins de 1% des élèves des écoles de Haute-Saône seront concernés par les mesures prioritaires du gouvernement.
La communication du gouvernement laisse croire à un effort important pour la réussite de tous les élèves. En vérité, il n’en est rien. Les moyens budgétaires ne sont pas à la hauteur des besoins.
Nous défendons depuis longtemps l’idée que la baisse du nombre d’élèves par classe est un facteur majeur et fondamental pour la réussite de tous les élèves. Aujourd’hui, le ministère nous donne raison… mais il n’y met pas les moyens. Faute d’effort budgétaire, il lui reste la communication et la propagande.
Alors, le ministère communique beaucoup sur le dédoublement des CP. Mais ces dispositifs réservés à l’éducation prioritaire restent marginaux. Il manque des postes d’enseignants, beaucoup de postes. Avec 3 880 postes annoncés au niveau national, il sera impossible d’assurer le dédoublement prévu en éducation prioritaire : il en faudrait 6 400.
Cette mesure ne concerne qu’un nombre restreint d’élèves (moins de 200 élèves pour la Haute-Saône sur un total de 20 477 pour le primaire, c’est-à-dire moins de 1% ! ! !).
Il manque des postes d’enseignants pour mettre en place le dispositif lui-même. La dasen est obligée de fermer d’autres classes dans le département pour récupérer les postes d’enseignant nécessaires au dédoublement des CP en éducation prioritaire.
Il manque des postes d’enseignants pour lutter contre la difficulté scolaire et permettre effectivement la réussite de tous les élèves,
- pour étendre la mesure à tous les CP 
- pour baisser les effectifs par classe dans tous les autres niveaux de l’école primaire (12 élèves par classe en CM2 permettrait beaucoup plus de réussite scolaire que 30) 
- pour que toutes les écoles soient concernées, quel que soit le territoire 
- pour limiter les effectifs en collège et au lycée sur lesquels pèsent de manière importante les retraits d’emplois d’enseignant (35 élèves par classe en terminale est courant).
- pour reconstituer les réseaux d’aide aux élèves en difficulté (RASED) qui ont vocation à intervenir dans tout le département auprès des élèves en grande difficulté
- pour abaisser les effectifs en maternelle et créer une école qui permette à l’enfant une transition douce et adaptée de sa famille à l’univers de l’école, adaptation capitale pour une future réussite scolaire. Rappelons ici qu’il faut en Haute-Saône plus de 32 élèves par classe pour prétendre à une ouverture de classe, 32 ! ! !