CR du CDEN du 8 octobre 2020

dimanche 11 octobre 2020
par  Elvire Celma

Compte Rendu du Conseil Départemental de l’Éducation Nationale (CDEN) du 8 octobre 2020 spécifique au second degré

En attendant les élections… pas d’engagement, on règle les affaires courantes.

Le CDEN du jeudi 8 octobre avait pour objet l’examen de la répartition des dotations de fonctionnement des collèges publics pour l’exercice 2021.

En préambule, seule la FSU-SNES est intervenue pour faire une déclaration préalable dans laquelle elle a dénoncé la politique libérale du gouvernement et le manque de prise en compte de la situation sanitaire inédite dans la préparation de cette rentrée. Elle a rappelé la nécessité d’augmenter les moyens alloués pour lutter contre les inégalités scolaires qui se sont accentuées durant le confinement.

Sans surprise, le préfet a repris les propos identiques d’autosatisfaction du ministre de l’Éducation nationale, se félicitant de l’effort fourni par le gouvernement en augmentant l’enveloppe des heures supplémentaires, ou en créant 2000 postes (concernant en réalité uniquement le premier degré, pas au menu de ce CDEN !) mais que la situation actuelle de crise appelait « la mobilisation et la responsabilité de tous  ». Bref toujours la même injonction à se soumette à une rigueur nécessaire. Quant au Dasen, il s’est félicité que cette rentrée ait eu lieu, qu’elle se soit « normalement » passée, loin de certaines annonces alarmistes…

Le préfet s’est même fendu d’une critique de la rentrée échelonnée en Italie : la FSU a objecté que le gouvernement communiquait beaucoup mais qu’il n’était pas allé jusqu’à recruter 80 000 personnels dans l’éducation, comme nos voisins italiens, pour accompagner les élèves les plus en difficulté. Au contraire, le ministère a présenté un budget prévoyant de supprimer 1 800 postes à la rentrée dans le second degré...

Examen de la proposition de répartition des dotations. Voici les différents points débattus  :

Une enveloppe stable (1.6M€), des effectifs en baisse (- 81 élèves), une politique d’écrêtement qui s’est poursuivie (concernant 6 collèges pour une somme de 51 344 euros), des fonds de réserve qui augmentent…(68 000 euros) et les différents travaux effectués dans les collèges.

Pour plus de détails nous vous invitons à lire les questions diverses posées et les réponses que nous avons obtenues dans le document joint.

La FSU a fait le constat qu’aucun bilan post confinement n’avait été dressé par le Conseil Départemental pour établir la liste des collèges prioritaires dans les besoins sanitaires pour respecter le protocole. Selon le Vice-président du Conseil Départemental, M. Koberlé, il n’y aurait qu’un seul collège où les travaux seraient nécessaires, « à sa connaissance » aucune demande n’avait été faite par les chefs d’établissement dans ce sens. Pour ce qui est des surfaces des classes qui accueillent des effectifs élevés, « le masque est une protection suffisante ».

Le Vice-Président du Conseil Départemental estime que la baisse de 1.3% des effectifs – qui représente 81 élèves et qui se concentre principalement sur les collèges de Valdoie et de Rougement le Château - « n’est pas catastrophique » contrairement à la FSU qui s’inquiète des conséquences en termes de moyens et de postes.
La FSU a soulevé la question de l’équipement en postes des collèges du département pour la passation de la certification PIX mais aussi des dates imposées (avant les vacances de la Toussaint !). Le Conseil Départemental a affirmé que tous les collèges du département étaient équipés d’une salle multimédia de 15 postes et au minimum de 2 salles de technologie avec 15 ordinateurs. Cela était « suffisant  » pour répondre aux besoins… quant aux difficultés rencontrées, elles relèveraient essentiellement de « problèmes d’organisation ».

Dans le cadre de rénovation des gymnases, la situation du collège de Montreux Château et du collège Signoret, à Belfort, dont les élèves fréquentent le gymnase du lycée Diderot, ont été évoquées. Mais le conseil départemental ne montre pas une réelle volonté à faire évoluer les situations. Pour Montreux, il renvoie à la mairie du village le soin de voter au plus vite les financements nécessaires pour finaliser les travaux tandis que pour le gymnase du lycée Diderot, il se contente de renvoyer le problème à la Région, propriétaire des lieux.

Mais le vice-président du Conseil Départemental a tenu à « rappeler son grand attachement aux sports en général  » et que le Conseil Départemental soutenait les classes olympiques. Tous les établissements peuvent déposer leurs projets qui seront soutenus dans la limite des crédits disponibles.

La FSU a aussi exprimé son inquiétude quant au déséquilibre des effectifs entre les collèges de la ville de Belfort et a insisté sur la nécessité de revoir la sectorisation. Elle a fait remarquer que le collège Vauban, en REP, était devenu le premier collège de la ville regroupant plus de 700 élèves tandis que le collège de Châteaudun survit difficilement avec 333 élèves. De plus, ce dernier ne bénéficiera pas de travaux pour une restauration, ce qui aurait pu constituer un élément attractif pour ce collège.

Sur cette délicate question, toujours rien de clair. Les élections prochaines sont un frein à une quelconque volonté politique de révision.
Le temps politique, le temps administratif, le temps des personnels, le temps des élèves scolarisés et de leurs familles… que de temps perdu ! Cette question mériterait pourtant d’être anticipée !

Les représentants des personnels se sont abstenus face à cette répartition :
7 abstentions (4 FSU + 2 UNSA + 1 FO)

Par ailleurs, le Conseil Départemental a informé l’ensemble du CDEN de la décision de la Haute Saône d’envoyer tous les élèves de Mandrevillars uniquement vers le collège d’Héricourt. Les parents pouvaient choisir jusqu’à présent de scolariser leur enfant au collège Signoret ou au collège d’Héricourt. Le Dasen a confirmé que les demandes de dérogations peuvent continuer à être faites par les familles .

Le prochain CDEN se tiendra le 5 novembre 2020 et aura comme principal objet de faire le bilan de rentrée dans le second degré et dans le premier degré. N’hésitez à nous faire remonter toutes vos observations, et vos questions.{{}}

Vos représentant.e.s élu .e.s de la FSU :
Elvire Celma, Anne Forgerit, Peggy Geopfert, Carmen Guitton, Benoît Guyon


Documents joints

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