EAF 2023 : le SNES-FSU interpelle le rectorat

Besançon, mercredi 31 mai

à

Madame la Rectrice de l’académie de Besançon

Objet : charge de travail des professeur.e.s de Lettres pour les épreuves de l’E.A.F., session 2023

Madame la Rectrice,

Les convocations des épreuves écrites et orales de l’E.A.F. arrivent dans les établissements et force est de constater que la charge de travail pour les enseignants de Lettres va encore s’alourdir cette année. Les collègues de Lettres ont l’impression que les préconisations soutenues par le SNES-FSU en CHSCT ministériel du 31 décembre 2021 n’ont pas toujours été entendues pour cette session 2023, alors même que la DEGESCO assurait qu’une « attention particulière » serait désormais portée aux examens de l’E.A.F.

Si la DEC semble bien limiter le nombre de candidats à 11 par jour pour les épreuves orales, les examinateurs auront cependant davantage de candidats à interroger voire beaucoup plus (de 13 à 18 élèves en plus pour certains soit une augmentation de 25 à 34 % de candidats), et donc plus de demi-journées d’interrogation (12, alors que les préconisations recommandaient de ne pas dépasser 10 demi-journées).

Les convocations pour les épreuves écrites ne mentionnent, en outre, aucunement le nombre de copies que chaque correcteur aura à corriger, ni n’apparaît sur la convocation la date butoir pour les rendre, hormis la phrase bien vague et imprécise « Les copies devront être corrigées pour la réunion d’harmonisation notation RHN », date qui n’est mentionnée nulle part. Doit-on craindre que le nombre de copies soit beaucoup plus important que l’année dernière, et que le rectorat ne veuille pas décourager les correcteurs ? Doit-on craindre aussi que les délais soient impossibles à tenir à moins d’y laisser sa santé, et que le SNES-FSU doive, comme l’année dernière, intervenir pour que le temps de correction soit enfin raisonnable ?

Que dire aussi du travail de secrétariat que les collègues de Lettres doivent assurer désormais, puisque c’est à eux maintenant de déposer et de récupérer dans l’espace dédié les descriptifs pour l’oral (dont les dates de dépôt et de collecte ne sont d’ailleurs toujours pas communiquées), et d’imprimer leurs convocations en « accus[ant] obligatoirement réception de cet ordre de mission dans Imagin » ?

Le rectorat a-t-il prévu de rappeler aux chefs d’établissement, comme le précise le BO n° 35 du 22 septembre 2022, que « les enseignants chargés de la correction des épreuves de philosophie et de français sont dispensés de surveillance de ces épreuves » ?

Enfin, le partage des tâches entre collègues de Lettres, laisse songeur : si certains enseignant.e.s de Lettres à ce jour n’ont toujours pas de convocation ou ne sont convoqué.e.s que pour l’écrit, d’autres, après avoir déjà corrigé des spécialités (qui ne sont pas toujours validées par la DEC alors que la mission a été dûment assurée depuis plus de deux mois), sont à nouveau sollicité.e.s, et peuvent cumuler un nombre important de candidats à l’écrit, à l’oral, voire être aussi convoqué.e.s au Grand oral !

Une plus juste répartition des tâches, une plus grande attention à la charge de travail des enseignant.e.s de Lettres est indispensable pour garantir que l’examen se passe dans de bonnes conditions pour les correcteurs et pour les candidats. La prise au sérieux de l’examen par l’institution est une nécessité absolue pour rendre sa valeur au baccalauréat.

Nous vous prions de bien vouloir agréer, madame la Rectrice, l’expression de nos meilleures salutations syndicales.

Pour le bureau académique du SNES-FSU,
Stéphane Grégoire