Dans le contexte chaotique des discussions budgétaires et des reports successifs des instances à tous les échelons, le CSA départemental de préparation de rentrée s’est finalement tenu lundi 2 février. (Voir déclaration préalable).
Moyens
7 ETP (équivalent temps plein) sont supprimés dans le département. Une suppression bien supérieure à la baisse démographique : 138 heures supprimées pour 145 élèves de moins. Le ministère ne saisit toujours pas l’opportunité d’améliorer le taux d’encadrement par une baisse durable du nombre d’élèves par classe : dans le Jura cela se traduira par une moyenne d’élèves par classe supérieure à 25 dans 22 des 27 collèges (voir tableaux joints). L’occasion est bel et bien manquée, une fois de plus.
Par rapport au constat de rentrée, 15 classes sont supprimées, ce qui obligera nombre d’établissements à puiser dans leur marge d’autonomie et leur dotation complémentaire pour créer des classes supplémentaires. La nouvelle allocation des moyens a d’ailleurs tendance à encourager cette modalité. Les marges de manœuvre seront donc particulièrement limitées dans les établissements aux classes chargées comme à Poligny (4e/5e), Champagnole (6e/3e), Clairvaux (5e/4e), Rouget (5e), Dole Ledoux (6e/4e) etc…
Inclusion
La structure des classes SEGPA est identique à celle de l’année dernière alors que les effectifs prévus baissent passent (de 321 élèves à 245). Avec l’inclusion de ces élèves en sixième, les moyens SEGPA financent une classe de plus dans ce niveau. Pourtant la solubilité des moyens SEGPA en sixième ne garantit pas aux élèves de ce dispositif d’être inclus dans des classes à faible effectif.
2 dispositifs ULIS supplémentaires seront implantés à la rentrée prochaine dans le département : à Bletterans (qui en comptera donc 2) et à Tavaux. Nous avons alerté le DASEN sur la nécessité d’harmoniser le recrutement des élèves sur l’ensemble des niveaux et non pas seulement sur le niveau sixième afin de faciliter l’inclusion en classe et d’éviter un « effet bouchon » tous les 4 ans.
Education prioritaire et dispositifs des classes-relais
La liste des « 800 collèges en progrès » dévoilée par le ministère prévoit de ne retenir qu’un seul établissement jurassien : le collège PSS de Saint Claude. Ce nouveau dispositif est sensé permettre, selon le ministère, « un saut qualitatif » hors du cadre de la carte de l’éducation prioritaire. Ces collèges devront, être des « laboratoires de la réussite »…La question des moyens supplémentaires n’est pas explicitement évoquée et tributaire de « l’expérimentation pédagogique » qui serait financée par des « redéploiements de moyens ». De laboratoire expérimental, c’est surtout celui de la déréglementation sans garantie de moyens. Les inquiétudes sont fortes pour les collèges non retenus : Bastié dans le Jura.
Pour ce qui est du redéploiement, l’abandon du dispositif relais rattaché au collège de Saint Claude donne le ton ! Il est purement et simplement dissout. Malgré les alertes de la FSU, le 1/2 poste de coordonateur associé à un demi poste de lettres n’avait n’a évidemment pas trouvé preneur. Le poste sera supprimé et les moyens seront dilués entre les établissements de Lavans, St Claude et St Laurent (chacun 3 heures) sans personnel formé et uniquement dévolu à la coordination. Un saupoudrage qui ne remplacera évidemment pas une véritable classe relais.
Au collège Saint Exupery, le dispositif est maintenu mais est, depuis la rentrée, une coquille vide faute de personnel coordonnateur. Le poste spécifique sera bien mis au mouvement au prochain mouvement intra. Sera-t-il pourvu ? Les tentatives de recrutement ont pour l’instant échoué…
