Le GT consacré aux ajustements de la préparation de rentrée s’est tenu tardivement lundi 29 juin à 16h30… Une date que l’administration justifie par la volonté d’être au plus juste des besoins… Mais qui laisse surtout l’impression qu’il a fallu attendre jusqu’au dernier moment les arbitrages du rectorat pour piocher dans sa réserve d’heures, celle du Jura étant d’ores et déjà épuisée.
A l’heure actuelle on constate une différence notable dans les prévisions d’effectifs entre celles de février et celles de juin : + 268 élèves. Même s’il y a des doublons d’inscriptions à cette période, cette hausse fait grimper les effectifs dans la quasi totalité des établissements et a contraint l’administration à abonder les dotations de quelques collèges. Néanmoins, ces ajustements à la marge permettent uniquement de résoudre les situations les plus urgentes : l’ouverture de classes supplémentaires alors que la marge était déjà entièrement consommée. Et encore cela ne suffit pas toujours : par exemple au collège Rouget de Lisle à Lons-le-Saunier, une classe est créée, il a fallu choisir entre des 6e ou des 5e à 29-30. La marge et un ajout de 6 h permettent la création d’une seule classe. Si la hausse des effectifs se confirme cela va se traduire dans la plupart des collèges qui n’ont rien reçu par une augmentation, parfois sensible du nombre d’élèves par classes. Que dire du collège de Poligny qui détiendrait alors le « record » du plus faible h/e : 1,11, cela laisse présager des classes bien remplies à tous les niveaux. On est bien loin du compte. Pour réaliser ces ajustements, comme c’est le cas depuis quelques années, des collèges ont rendu des heures sur le principe bien pratique de la « solidarité départementale. » La balance « heures rendues » / « heures données » s’élève à 9h50 : des broutilles.
Si le nombre de postes à compléments de service reste sensiblement le même que les années antérieures, les ajustements ont rarement permis d’en supprimer, en revanche la baisse continue des dotations contraint les personnels à des choix cornéliens : se mettre à temps partiel ou accepter un complément de service dans une autre discipline. A ce sujet, on assiste cette année à une déréglementation inquiétante. Ainsi on voit fleurir des compléments dans des disciplines qui semblent bien loin de la discipline initiale : technologie ou éducation musicale et histoire géographie ! Le nombre de BMP reste élevé et questionne sur la capacité à les pourvoir pour la rentrée : la moitié ou presque sont de 6h ou moins ! La situation des TZR qui pourraient être affectés sur 2 ou 3 établissements risque bien de se dégrader d’autant que cette année ils devraient connaître leur affectation très tardivement. Ces compléments et BMP résultent directement des baisses successives des moyens dans les établissements. La donne initiale était déjà bien trop insuffisante.
Au final, un ajustement des DHG marginal qui ne changera pas fondamentalement les mauvaises conditions d’accueil et d’enseignement pour les élèves et les personnels à la rentrée 2026.
Pour la délégation FSU
Aurélien Bergonzi, Laure Flamand, Céline Muller
