13 octobre 2026

Stagiaires, Entrée dans le métier

INSPE : Le mur

INSPE : Le mur

Depuis le début de l’année, le SNES-FSU intervient pour tenter d’améliorer les conditions de travail des stagiaires, particulièrement maltraité.es cette année.

Suite à notre demande, une délégation SNES-SNUEP a été reçue par monsieur Muyard, directeur de l’INSPE, et madame Gerbert-Gaillard, IPR en charge des parcours second degré. Le moins que l’on puisse dire est qu’ils ont eu des difficultés à entendre les demandes légitimes des stagiaires, que nous avons portées !

Sur les emplois du temps :
Nous avons signalé la difficulté pour les stagiaires de venir 3 fois par semaine à l’INSPE, les mercredis après-midi, jeudis et vendredis ; de faire cours en établissement les mercredis jusqu’à 12:00h et d’être présent.es à l’INSPE à 13:30h, sachant que nombre d’entre elles et eux viennent des confins de l’académie.
Le directeur a affirmé que d’une part, il n’y avait plus de cours les mercredis à 13:30 (décalés à 14:00h), et que d’autre part les convocations le mercredi étaient exceptionnelles.
Les remontées des stagiaires nous indiquent pourtant l’inverse...

Sur les cours pendant les vacances :
Les stagiaires, dont beaucoup sont originaires d’autres académies, sont convoqué.es pour quelques heures de cours durant la première semaine des vacances scolaires et ont donc demandé un report des cours ou un passage à la visioconférence.
Refus de tout aménagement de la part de l’INSPE ! La FSU a déposé un préavis de grève pour couvrir les absences éventuelles des stagiaires.

Sur les contenus de cours :
Les étudiants de M1, de M2 et les fonctionnaires stagiaires doivent tous suivre les mêmes cours, donc les lauréats de concours suivent des cours de préparation aux concours…qu’ils ont déjà !
Refus catégorique de tout aménagement : il s’agirait selon le directeur d’un « effet de bord » limité à quelques disciplines ; d’autre part, les stagiaires auraient encore besoin de formations disciplinaires. Par ailleurs, il est hors de question d’alléger leur charge de travail puisqu’ils et elles sont à mi-temps. Et, ultime argument : il faut maintenir les formations, donc les remplir…

La discussion a été laborieuse, car visiblement nos interlocuteurs refusent de prendre en compte le fait que nombre de stagiaires viennent d’autres académies, ont charge de famille, sont affecté.es loin de Besançon. Nous continuerons à interpeller le recteur et le directeur de l’INSPE, malgré les difficultés, pour faire évoluer leurs conditions d’entrée dans le métier. Ce n’est pas superflu, un certain nombre pense déjà à quitter l’éducation nationale.