Les différentes réformes de l’entrée dans le métier ont toutes pour effet de compliquer la vie des stagiaires. La dernière ne fait pas exception.
Cette année et pour un an encore, deux concours de recrutement coexistent, celui destiné aux M2 et celui destiné aux L3. La première conséquence de ce double recrutement a été des affectations très tardives, bien souvent dans une académie lointaine, sans respect des priorités légales (famille, handicap).
Comme les stagiaires sont utilisé.es comme moyens d’enseignement, leurs affectations sont situées partout dans l’académie, y compris dans les coins les plus reculés tels que Morez ou Vauvillers. Pour les stagiaires mi-temps appelés à aller à l’INSPE toutes les semaines, cela fait beaucoup de kilomètres, donc beaucoup de frais de déplacement dans le contexte actuel de prix élevés du carburant.
Visiblement, toutes ces considérations ne jouent aucun rôle à l’INSPE, qui a décidé cette année de faire venir les stagiaires non plus sur deux jours, mais sur deux jours et demi (mercredi après-midi, jeudi et vendredi) ! Cette augmentation de 50 % de leurs déplacements a des conséquences sur leur porte-monnaie, mais aussi sur leur état de fatigue : outre le temps perdu dans les transports, le temps disponible en moins pour préparer les cours les met dans un état de stress marqué dès le début de l’année.
Pour couronner le tout, l’INSPE continue, comme chaque année, à exercer un chantage à la titularisation pour faire marcher droit tout ce petit monde et contraindre les stagiaires déjà titulaires d’un master à suivre des cours de DU (Diplôme Universitaire), dont certains leur sont inutiles car destinés à préparer un concours qu’ils ont déjà. On a déjà vu mieux en termes de « personnalisation des parcours »…
Le SNES est intervenu à plusieurs reprises auprès du rectorat, au sujet des journées de formation et des frais de formation. Espérons que le nouveau recteur saura imposer une vision plus pragmatique et réaliste des choses !
