Ce mercredi 4 novembre 2026 démarre la campagne de saisie des vœux pour le mouvement interacadémique 2027. C’est le début d’une période extrêmement importante et quelquefois angoissante pour des collègues séparés de leur famille, épuisés par des conditions de travail dégradées, qui n’arrivent pas à rejoindre leur académie d’origine faute à un manque de postes qui génère des barres d’entrée dans certaines académies inatteignables. C’est également le début de l’inquiétude pour les personnels stagiaires qui, dans le cadre de leur première demande d’affectation à titre définitif dans une académie, espèrent ne pas subir la nécessaire mobilité sur le territoire inhérente au statut de fonctionnaire d’État qui risque de les voir affectés loin de chez eux.
Ce début de campagne de mutations intervient dans un climat particulièrement agité pour l’Éducation nationale. Depuis fin septembre une mobilisation lycéenne d’ampleur et une colère sociale grandissante contre la précarité et la « vie chère », ont forcé le Premier ministre et le ministre de l’Éducation nationale à dégainer des premières mesures d’urgence.
Au milieu des annonces gouvernementales, comme l’annulation de suppressions de postes dans le second degré public, l’affichage de plafonds à 28 élèves par classe ou la promesse d’une refonte puis d’un remplacement de Parcoursup d’ici 2028, le compte n’y est pas pour les personnels. Les syndicats, et en premier lieu le SNES-FSU, rappellent une vérité simple : le rafistolage ne tient jamais longtemps et surtout cela ne peut pas remplacer une vraie politique structurelle de recrutement statutaire et de revalorisation indiciaire. Annuler les suppressions de postes prévues cette année pour en réinjecter quelques centaines ne comble pas les 10 230 postes supprimés en moins de dix années !
Poursuivons la mobilisation par une grève massive le 5 novembre pour un budget de justice fiscale, sociale et environnementale et pour le service public d’Education.
Pour les personnels, participer à la phase interacadémique relève souvent du parcours du combattant. Que l’on soit contraint de participer (stagiaires, personnels affectés à titre provisoire...) ou volontaire pour tenter de concilier son lieu de travail et son lieu de vie, ou juste pour changer de lieu d’exercice, le système se heurte à la pénurie de moyens et au manque de transparence hérité des réformes antérieures.
Le SNES-FSU continue de porter une revendication claire : un véritable mouvement national plus juste, transparent, et le retour d’instances paritaires réelles pour en finir avec l’opacité administrative.
Le compte à rebours est lancé : la saisie des vœux se déroule du 4 novembre (midi) au 25 novembre 2026 (midi). A cette occasion, comme pour toutes les autres échéances importantes, le SNES-FSU est mobilisé à vos côtés pour vous aider. Vous trouverez dans cette lettre-flash toutes les règles, les barèmes, les outils. N’hésitez pas à nous contacter pour être conseillé et aidé.
Sandrine RAYOT
