Le SNES-FSU vient d’adresser au recteur de l’académie de Besançon un courrier relatif aux propos inadmissibles que l’IA-IPR de Lettres a tenu, lors de la visioconférence d’harmonisation E.A.F. du 03 juillet 2026, à l’égard des professeures de français en arrêt de travail sur la période des examens.
De très nombreuxses collègues se sont indignées que l’inspecteur « s’interroge » sur des arrêts de travail légalement prescrits, ce qui ne l’a pas empêché pourtant de maintenir et réitérer ses soupçons.
Au lieu de remettre en cause, qui plus est en prenant à témoin la profession, la légitimité des arrêts de travail, ce que seul l’ordre des médecins est en droit de faire, l’inspection devrait plutôt s’interroger sur les raisons qui conduisent un professionnel de santé à prescrire un arrêt de travail. Nul doute que la charge de travail écrasante demandée aux professeures de Lettres pendant toute l’année scolaire, et durant la période d’examen, les conditions de passation particulièrement éprouvantes, et la convocation à des surveillances d’examen contrairement aux sessions précédentes, l’expliquent plus sûrement.
Des dangers sur la santé des personnels qui risquent de s’intensifier pour la session des épreuves d’E.A.F. 2027, puisque son cadrage prévoit d’étaler les oraux jusqu’au 09 juillet, soit un mois d’examen en continu.
