Ce vendredi 22 mai, les abords du lycée Tillion de Montbéliard ont été le théâtre de violences policières qui ont jeté la consternation parmi la communauté scolaire de l’établissement.
Suite à l’utilisation de fumigène dans le hall du site Grand Chênois du lycée Germaine Tillion, le proviseur a pris la décision, mercredi 20 mai, d’interdire l’accès à ce hall jusqu’à nouvel ordre. Ceci a été perçu par les élèves comme une punition collective et iels ont décidé de manifester devant leur établissement. Des problèmes organisationnels et la vétusté de certains locaux avaient également motivé leur décision.
Le rassemblement des élèves devant le lycée n’a posé aucun problème le matin, mais l’après-midi, alors même qu’une partie des lycéennes s’était dispersée, suite à des débordements dûs à quelques uns, la police a chargé violemment et sans distinction le groupe restant, faisant usage de lacrymogènes. Une élève serait blessée.
Les enseignantes du lycée Germaine Tillion tiennent à condamner l’absence de dialogue avec la direction de l’établissement, qui aurait permis, s’il avait eu lieu, d’éviter les débordements et les violences policières qui ont suivi. Les insultes, Les flash balls et les gaz lacrymogènes lancés sur des adolescents ne constituent pas une réponse digne d’une démocratie et d’une institution qui se veut exemplaire et bienveillante avec notre jeunesse.
Les organisations syndicales CGT, FO, SNES-FSU, Sud Education, SNALC ainsi que l’organisation lycéenne USL tiennent à alerter sur les risques que comportent un tel positionnement des forces de l’ordre face à notre jeunesse : si les lycéen.es poursuivent leur mouvement mardi, la seule réponse à leur demande légitime d’être scolarisé.es dans de bonnes conditions pourra-t-elle être à nouveau la violence ?
Nous souhaitons que la direction entame des discussions avec les lycéenes sur la base de leurs revendications. Nous souhaitons que la région prenne ses responsabilités, en tant que propriétaire des locaux. Nous souhaitons que le rectorat intervienne pour apaiser les relations entre les lycéennes et la police. Nous souhaitons qu’un bilan objectif des modalités d’intervention de cette dernière soit tiré, afin que de tels débordements ne se reproduisent pas.
Contact : N. Faivre, 06.37.93.85.12
