30 octobre 2026

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Préparation de rentrée 2027 en lycée

Préparation de rentrée 2027 en lycée

Vendredi 16 octobre dernier avait lieu, au rectorat, un premier groupe de travail consacré à la préparation de rentrée 2027, plus précisément à un projet rectoral de nouvelle méthode de calcul des dotations dans les lycées généraux et technologiques.
Le projet part du constat suivant : l’offre d’enseignements de spécialités étant insuffisamment pris en compte actuellement, cela pose des problèmes de financement dans de nombreux établissements, notamment les plus petits qui peinent à financer lesdits groupes de spécialités et les options.
Ces mêmes établissements obtiennent en général un supplément de dotation en fin d’année scolaire, ce qui ne permet pas d’anticiper suffisamment la rentrée.

Le rectorat a donc travaillé sur une nouvelle méthode dont l’objectif serait de mieux financer et de façon anticipée :

  1. les enseignements communs des classes de 1re et Tle générales
  2. les enseignements de spécialités des classes de 1re et Tle générales
  3. les heures dédiées à l’autonomie de l’établissement : groupes réduits, options, groupes de spé supplémentaires...

La méthode se déclinerait de la façon suivante :

  1. calcul d’un ratio : nombres de classes de 1re et terminales générales / nombres de spécialités en 1re et terminales générales,
  2. mise en place d’une pondération pour les établissements ayant le ratio le plus petit.

Dans le modèle travaillé et la projection (sur la rentrée 2026) présentée, la pondération choisie est de 1,1 et le choix s’est porté sur les 9 lycées ayant le ratio le plus faible. Cela aboutirait à une dotation supplémentaire équivalente à 4 équivalents temps plein.

On ne peut qu’abonder dans le sens du rectorat quand il souhaite augmenter les dotations des lycées ayant le plus de difficultés de fonctionnement, mais un certain nombre de questions reste en suspens :

  • pourquoi une pondération de 1,1 ? Pourquoi pas plus ?
  • comment déterminer un ratio dit « faible » et donc le nombre de lycées concernés ?
  • dans la projection proposée, dans les 9 établissements, il n’y a pas que des « petits » établissements, on y recense aussi des « gros » lycées avec une offre de spécialités importante. Ces établissements ne risquent-ils pas d’empêcher des plus petits de bénéficier du financement supplémentaire ?
  • l’apport de dotation dans les établissements concernés sera pris sur l’ensemble du budget dédié aux collèges et lycées : dans une époque où tout se fait à moyens constants, qui financera cette augmentation de dotation des petits lycées ? Tous les établissements, donc les autres lycées et les collèges, ou juste les autres lycées ? Cette évolution positive pour certains établissements ne doit pas se faire au détriment d’autres !
  • si ce nouveau modèle se met en place, y aura-t-il toujours la possibilité d’ajuster les dotations en juin dans les situations les plus compliquées ?
  • en enfin, si le projet de baisse des effectifs par classe annoncé récemment par le ministre de l’Éducation Nationale se concrétise, aura-t-on les moyens de tout financer ?

Ce projet va être présenté à M.le Recteur. A suivre...

Pour la délégation SNES ayant participé au groupe de travail, Sandrine RAYOT