La mise en œuvre de la nouvelle grille indiciaire pour les assistants d’éducation (AED) cédéisés s’accompagne de la définition de nouvelles modalités d’évaluation conditionnant leur avancement d’échelon. Réuni en septembre 2025, un groupe de travail associant administration et organisations syndicales a examiné le cadre juridique, les modalités de conduite des entretiens et le contenu des évaluations, sur lesquels le SNES-FSU a exprimé plusieurs points de vigilance.
Un groupe de travail a été mis en place en septembre 2025afin de travailler à la mise en œuvre de la nouvelle grille indiciaire des assistants d’éducation (AED) cédéisés.
La dernière réunion s’est tenue le 4 mars 2026 en présence des représentants syndicaux des personnels, des représentants syndicaux des personnels de direction ainsi que de l’administration. Elle avait pour objectif principal de définir les modalités d’évaluation permettant aux AED concernés de bénéficier d’un avancement d’échelon.
Rappel du cadre juridique
Le SNES-FSU a tenu à rappeler le cadre juridique de l’évaluation. Le décret du 17 janvier 1986 précise que seuls les agents dont la durée de contrat est supérieure à un an sont concernés par une évaluation. Dans les faits, cela concerne quasi exclusivement les AED cédéisés.
L’administration a néanmoins indiqué souhaiter étendre cette évaluation à l’ensemble des AED. Pour le SNES-FSU, si un outil d’échange peut éventuellement servir d’appui à un accompagnement des personnels dans une logique RH, il ne peut en aucun cas constituer un acte opposable relevant du droit pour les AED qui ne sont pas concernés par les dispositions réglementaires.
Qui conduit l’entretien ?
L’arrêté du 27 décembre 2024 relatif à l’évaluation des assistants d’éducation prévoit que les CPE peuvent conduire les entretiens par délégation du chef d’établissement.
Le SNES-FSU a soulevé la question de la formalisation de cette délégation :
• doit-elle être écrite ?
• doit-elle être validée par le conseil d’administration ?
• en cas de recours devant le tribunal administratif, quelle serait la responsabilité du CPE ayant conduit l’entretien ?
Le Secrétaire général adjoint a indiqué que l’arrêté était suffisamment explicite et que la responsabilité des décisions éventuellement contestées devant le tribunal administratif incomberait au chef d’établissement. Cette position reste toutefois à clarifier dans la pratique.
Contenu de l’évaluation
Concernant le document d’évaluation qui sera proposé aux établissements, le SNES-FSU a rappelé fermement que les missions évaluées ne doivent en aucun cas sortir du cadre réglementaire des missions des AED, tel qu’il est défini par les textes et rappelé dans les contrats de travail.
Position du SNES-FSU
Le SNES-FSU restera vigilant quant à la mise en œuvre de ces dispositifs. En cas de difficulté ou de litige, le secteur vie scolaire du SNES-FSU se tiendra aux côtés des collègues AED et CPE afin de faire respecter leurs droits et de veiller à ce que l’institution et les chefs d’établissement respectent strictement le cadre réglementaire.
